Le Groupement d’Etablissements de l’Ouest de l’Hérault (Greta 34 ouest) est un organisme de l’Education Nationale créé en 1975, à Béziers. Depuis plus de dix ans, il met en œuvre des missions liées à la formation continue dans le domaine de la vidéoprotection et a obtenu il y a un an un titre professionnel de niveau V. Depuis novembre 2011, le Greta s’est équipé d’un CSU d’entraînement pour parfaire la formation des stagiaires.

Le système de vidéoprotection, qui compte actuellement sept caméras, a été installé au Greta en novembre 2011. Ce choix a été motivé par deux raisons essentielles : d’une part, depuis plus de dix ans, le Greta a formé les opérateurs de nombreux Centres de Supervision Urbains (CSU) de villes comme Cannes, Bordeaux, Montauban, Toulouse, Suresnes, Strasbourg… (lire notre encadré) et, d’autre part, depuis août 2011, le Greta a obtenu un titre de niveau 5 – “Opérateur en vidéoprotection” – inscrit au registre national des certifications professionnelles.       “Or, nous n’avions pas de véritable centre superviseur d’entraînement, précise Michel Asset, responsable du secteur sécurité au sein du Greta. Ce CSU école nous sert notamment dans le cadre de la formation des stagiaires qui préparent chez nous un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ou un certificat de qualification professionnelle (CQP) d’agent de sécurité, puisque nous formons les opérateurs des villes directement dans leurs propres locaux”.

 

Des scenarii élaborés par les formateurs

Côté technique, le dispositif inclut un dôme PTZ Axis Q6032-E, un dôme fixe avec quatre caméras, à vision 180°, Arecont Vision AV8185, un dôme fixe Axis P3344-V dans un couloir et un dôme fixe fisheye 360° Vivotek monté en faux plafond dans un hall.         Côté fonctionnement, le CSU école accueille des sessions de formation. Les élèves sont formés sur le plan pratique directement dans le CSU, en simulant des incidents, en exploitant les enregistrements ou en exportant les images comme cela est demandé lors de réquisitions, mais aussi en créant des scenarii, des poursuites… “Dans un premier temps, les stagiaires sont installés en binôme dans le CSU ; tandis que d’autres stagiaires doivent exécuter un scénario élaboré par le formateur comme, par exemple, un vol à l’arraché dans un couloir du Greta, décrit Michel Asset. Les opérateurs, qui ne sont pas au courant des scenarii, sont alertés par d’autres stagiaires qui jouent le rôle d’agents de sécurité et ils doivent essayer de suivre, à l’aide des caméras, le ou les auteur(s) des faits, dans et hors des locaux, en liaison radio avec les agents de sécurité. Ensuite, ils doivent réaliser un travail d’exploitation des images.”

 

La reproduction d’une installation de vidéoprotection moderne

En dehors de ces temps de formation, les images du CSU ne sont exploitées que par les formateurs, si, par exemple, il y a eu des dégradations en dehors des heures d’ouverture. “Il faut préciser que le Greta se trouve dans une aile excentrée du lycée Jean Moulin, où les élèves ne viennent pas. Seuls les stagiaires et les personnels du Greta évoluent dans cette aire”, explique le responsable du secteur sécurité au sein du Greta.         Car la mise en place de la vidéoprotection du Greta a été pensée dans un triple but. “Les caméras sont destinées à trois usages, précise Stéphane Dutriaux, formateur au Greta : compléter le dispositif de vidéoprotection existant du lycée, assurer la vidéoprotection spécifique du bâtiment du Greta (gérer les allers et venues car la fréquentation et les horaires du Greta sont différents de ceux du lycée…) et refléter une installation de vidéoprotection moderne, en particulier en environnement urbain, pour pouvoir former des agents d’un Centre de Supervision Urbain.”

 

Des conditions les plus proches possibles de la réalité

Les stagiaires se retrouvent ainsi dans les conditions les plus proches possibles de la réalité. “Pour concrétiser ce projet, nous avons fait appel aux entreprises CASD et Scopelec qui ont répondu à notre appel d’offres et répondaient à l’analyse économique et qualitative des offres que nous avons reçues”, indique Michel Asset.    La société CASD a notamment été choisie pour l’ouverture de la solution qu’elle proposait, afin de gérer des caméras analogiques existantes, des futures caméras de marque inconnue et les caméras spécifiquement choisies pour former les agents, c’est-à-dire des produits innovants du marché reflétant la diversité des installations actuelles. Deux autres caractéristiques ont pesé dans la balance : les fonctionnalités du superviseur graphique pour former les agents et les très nombreuses références de ce logiciel dans les CSU des villes françaises, que les élèves retrouveront probablement lorsqu’ils seront en poste.         Pour sa part, la société Scopelec présentait une offre qui combinait les avantages d’une bonne compréhension du besoin et adéquation des produits proposés aux objectifs, une bonne prise en compte de la nécessité de formation et d’assistance des exploitants, une bonne notation sur le critère financier et enfin un accompagnement/conseil pour l’évolution à venir du système.

 

Un système ouvert et évolutif

“L’idée maîtresse était de concevoir un système ouvert et évolutif pouvant, à moyen terme, connecter toutes les caméras du lycée, sachant que ces caméras sont très hétérogènes et que, concernant celles à venir dans le lycée, elles sont fournies par l’entreprise ayant le marché de courant fort passé par la région pour la réhabilitation des bâtiments, précise Stéphane Dutriaux. L’autre objectif était de fournir au Greta une solution identique (sans notion de taille) à celle d’une ville, c’est-à-dire doter le Greta d’un CSU complet avec une baie technique dans lequel le matériel, et en particulier l’enregistreur, est racké : mur d’image, bureau ergonomique, superviseur et joystick.”     L’installation prévoit plusieurs tranches. La première partie a coûté 50 000 € et le Greta a pu bénéficier d’aides financières. “Dans le cadre de ce projet, destiné en priorité à la formation de demandeurs d’emploi qui se destinent aux métiers de la sécurité, le Greta a pu bénéficier d’aides financières provenant, d’une part du Conseil régional d’une part et, d’autre part, du Fonds académique mutualisé (NDLR : fonds alimenté par des cotisations versées chaque année par les Greta, dans chaque académie, en fonction de leur chiffre d’affaires), ”

 

Une extension d’ici décembre 2012

D’ici décembre 2012, le Greta prévoit de rajouter des caméras qui permettront d’imaginer de nouvelles situations lors des scenarii. Cette deuxième tranche devrait coûter moins de 20 000 €. “Le premier projet consiste à rajouter des caméras pour coller encore plus à la réalité des installations urbaines actuelles : une caméra sera placée à l’entrée du CSU pour le sécuriser, et deux autres caméras HD 1080p – dont un dôme PTZ – permettront de montrer les avancées technologiques et de compléter le dispositif, détaille Stéphane Dutriaux. Le second objectif est de développer de nouvelles fonctionnalités, comme le renvoi des images sur un mobile.”

De Strasbourg à Nice…

Depuis 1997, le GRETA a formé les opérateurs de nombreuses villes parmi lesquelles Agde,  Montpellier,  Perpignan,  Nîmes,  Toulouse,  Montauban,  Bordeaux, Cannes, Nice, Fréjus, La Ciotat, Istres, Pertuis, Cassis, Ajaccio, Les Mureaux, Suresnes, Strasbourg, Châteaurenard…  Il a également formé les opérateurs de la société GRP Securité – filiale du groupe Prosegur – qui produisent les opérateurs des gares transiliennes, ainsi que les opérateurs de la société Tisséo qui gère les transports en commun de Toulouse.
Merci à Evelyne Guitard de Vidéo Suveillance Info pour ce bel article.